Festivités populaires et confrontations

Les années qui suivent les coups de force des défilés de 1968 et 1969 marquent le début d’une appropriation québécoise et populaire de la fête, qui reste cependant le lieu de turbulences souvent violentes. Si le défilé officiel est interdit par autorités qui ne veulent pas voir le spectacle des deux années précédentes se reproduire, il est remplacé en par un défilé populaire sillonnant les rues de la ville et aboutissant dans le Vieux-Montréal. Lire la suite


J’ai le plaisir de coanimer, jusqu’à la fin de l’été et avec mes acolytes Benjamin Hogue et Simon Beaulieu, l’émission les Étés Généraux à CIBL. Lors de l’émission du 19 juin dernier, où nous avons reçu en entrevue le député indépendant Pierre Curzi, j’ai fait un topo historique sur la fête nationale et la place du symbolique en politique. L’extrait se termine par une proposition pour un nouveau totem pour le Québec, la Tête de la Tortue. Lire la suite


Pettit garçon en saint Jean-BaptisteLa tradition du défilé est sans doute la plus caractéristique de la Saint-Jean-Baptiste. Tous, et plus encore les plus vieux, ont en tête le petit garçon frisé accompagné de son mouton, représentant saint Jean-Baptiste, qui clôturait chaque année le défilé. Cette mise en scène du saint patron des Canadiens français, qui émergea vers les années 1860, allait devenir, un siècle plus tard, l’image même d’un nationalisme canadien-français traditionnel, conservateur, teinté de religion et quelque peu infantilisant que les nationalistes québécois voulurent remplacer.

Il ne s’agissait d’ailleurs pas des premières attaques contre cette représentation (le petit garçon frisé) de saint Jean-Baptiste issue des peintures renaissantes du XVIe siècle. Ainsi, dès 1911, Ollivar Asselin, alors président de la Société Saint-Jean-Baptiste, avait vertement critiqué ce symbole, ce qui lui avait d’ailleurs valut un flot de critiques tel qu’il avait dû démissionner de son poste: Lire la suite


Loco LocassMalgré le fait que la fête nationale se veuille un moment de rassemblement autour de la question nationale, cette dernière fait justement parfois apparaître des dissensions au sein même des manifestations de la fête. Ainsi, la politisation à outrance ou, à l’inverse, l’absence de réflexion politique au sein de la fête peut donner lieu à un dédoublement de celle-ci. Voilà comment apparaissent parfois des fêtes parallèles, dont le positionnement par rapport aux festivités officielles est révélateur de tensions relatives à la question nationale au sein de la société québécoise. Lire la suite


Les discours patriotiques faits sur la scène des grands spectacles, notamment à Montréal et à Québec, mais aussi dans le cadre des plus petits spectacles de toutes les régions du Québec, sont l’un des moments les plus significatifs de la fête nationale. Il s’agit pratiquement du seul moment de réflexion sur le sens de la fête, sur le passé, le présent et le devenir de la nation. Les discours patriotiques se font sous différentes modalités selon qui le prononce, mais est le plus souvent inspirant, comme le montrent les quelques extraits qui suivent. Lire la suite


Jeunes et feux d'artifices lors de la fête nationaleDepuis plusieurs mois déjà, les organisateurs de la fête nationale ont prévenu les fêtards : les excès seront de moins en moins tolérés, notamment à Québec où le méga-spectacle des Plaines d’Abraham est souvent le lieu de beuveries, voire de débordements violents dans les rues avoisinantes. Une campagne de promotion d’Éduc’Alcool a ainsi été mise en place qui présente des jeunes en état d’éthylisme profond avec le slogan « C’est notre fierté qui en prend un coup ». Lire la suite


On a souvent tendance à réduire les festivités de la fête nationale aux seules méga-manifestations de Québec et de Montréal. Or, depuis les premières années de l’instauration de la Saint-Jean-Baptiste en tant que fête nationale dans les années 1830, celle-ci est fêtée dans pratiquement toutes les localités du Québec, souvent avec une couleur particulière. Lire la suite


Photo de Marc OuimetJe vous offre aujourd’hui un retour sur la fête nationale de l’an dernier, ou plutôt sur l’histoire de la Saint-Jean-Baptiste en général, à travers un article que j’ai publié dans le quotidien Le Devoir le 23 juin 2010, ainsi qu’une entrevue que j’ai faite le lendemain à l’émission 24h en 60 minutes, à RDI. Lire la suite



C'est notre fierté qui en prend un coupÉduc’alcool et la Ville de Québec ont décidé d’éduquer la population, et plus particulièrement la jeunesse turbulente, en vue de la prochaine édition de la fête nationale. Les festivités de Québec constituent ainsi, c’est un secret de Polichinelle, une véritable beuverie à ciel ouvert, beuverie qui a dégénéré l’an dernier en deux tentatives de meurtre… Si l’on veut bien que les gens festoie, on veut cependant en réduire les excès, la Ville de Québec ayant mis en place un plan de « tranquilisation » de la fête sur plusieurs années. Lire la suite


Premier banquet de la Saint-Jean-Baptiste

Banquet de fondation de la Saint-Jean-Baptiste en tant que fête nationale des Canadiens

L’année 1834 marque un jalon important dans l’histoire de la Saint-Jean-Baptiste au Québec puisqu’il s’agit du moment où Ludger Duvernay, entouré de sympathisants patriotes, tînt le premier banquet de la fête nationale, le jour du 24 juin. Le contexte politique qui préside à l’organisation, du banquet s’avère d’ailleurs tendu, les 92 Résolutions ayant été adoptées depuis peu. Lire la suite


Logo Le lys en fête, le lys en feuL’histoire de la Saint-Jean-Baptiste montre bien comment un événement collectif peut s’avérer être un terrain de luttes politiques, à la fois symboliques et parfois même violentes. La fête nationale est non seulement le lieu d’émission d’un discours officiel sur la nation, mais aussi de critiques intervenant dans différentes sphères de l’espace public. Plus encore, la Saint-Jean-Baptiste comporte une part d’effervescence populaire, parfois subversive, mais surtout irréductible aux seuls discours des acteurs politiques. Lire la suite