Festivités populaires et confrontations

Les années qui suivent les coups de force des défilés de 1968 et 1969 marquent le début d’une appropriation québécoise et populaire de la fête, qui reste cependant le lieu de turbulences souvent violentes. Si le défilé officiel est interdit par autorités qui ne veulent pas voir le spectacle des deux années précédentes se reproduire, il est remplacé en par un défilé populaire sillonnant les rues de la ville et aboutissant dans le Vieux-Montréal. Lire la suite


la défaite patriote et l’émergence du clérico-nationalisme

Au sortir de la défaite patriote, l’Église se positionne comme la principale institution sociale représentative des francophones du Bas-Canada, qui se lancent à ce moment dans un véritable renouveau religieux. Les premières années de la décennie 1840 sont marquées par un mouvement de tempérance qui suscite un engouement aussi entier que soudain, mené par Mgr Bourget et appuyé par le Révérend Charles Chiquigny, un prédicateur français dont les sermons sont très courus. Lire la suite


Premier banquet de la Saint-Jean-Baptiste

Banquet de fondation de la Saint-Jean-Baptiste en tant que fête nationale des Canadiens

L’année 1834 marque un jalon important dans l’histoire de la Saint-Jean-Baptiste au Québec puisqu’il s’agit du moment où Ludger Duvernay, entouré de sympathisants patriotes, tînt le premier banquet de la fête nationale, le jour du 24 juin. Le contexte politique qui préside à l’organisation, du banquet s’avère d’ailleurs tendu, les 92 Résolutions ayant été adoptées depuis peu. Lire la suite



Photo de saint Jean-Baptiste décapité

Caravaggio, Salomè con la testa del Battista (1608)

Les fêtes agraires entourant le solstice d’été remontent à l’Antiquité et sont fortement liées au culte du soleil, d’où la coutume des feux de joie, qui constitue l’apanage le plus ancien de la Saint-Jean-Baptiste. Le culte de la lumière, celle du soleil et celle du feu, marquait donc le jour le plus long de l’année, soit le 21 juin. Or, le passage du calendrier julien au calendrier grégorien entraîna le déplacement de la fête au 24 juin comme c’est toujours le cas aujourd’hui, et ce bien que le solstice d’été prenne place quelques jours plus tôt. Lire la suite