Ce projet découle d’une passion, celle de l’histoire, celle du Québec, et celle aussi de la fête nationale. C’est plusieurs années à réfléchir la Saint-Jean-Baptiste dans son rapport à la société québécoise, à y voir la mise en scène et la célébration de notre identité collective, dans ses tensions et sa fébrilité.

Le lys en fête, le lys en feu, c’est l’histoire de la Saint-Jean-Baptiste et du Québec, mais c’est surtout celle du Québec à travers la Saint-Jean-Baptiste. C’est aussi, à l’occasion du 175e anniversaire de la fondation de la fête nationale, tenter d’utiliser l’hypertextualité et les possibilités multimédia du web pour diffuser une réflexion historique critique et plurielle, plus large et plus riche que celle d’ordinaire proposée par les médias de masse, plus accessible que celle produite à l’université.

Logo Le lys en fête le lys en feu

La fête de la Saint-Jean-Baptiste constitue chaque année un moment privilégié de la vie collective au Québec. Marquée par plusieurs célébrations allant des méga-spectacles aux fêtes de quartier en passant par le traditionnel défilé, la fête nationale mobilise de plusieurs façons l’espace public. Le jour de la Saint-Jean, le Québec entier se célèbre mais se réfléchit également, laissant voir les tensions et les contradictions d’une identité collective toujours inquiète de son avenir.

Parler de la fête de la Saint-Jean-Baptiste, au Québec, c’est invoquer un ensemble de manifestations et de symboles qui ramènent chacun à sa propre expérience. Il y a plusieurs façons de fêter, dans les grands rassemblements ou encore autour d’un feu de camp entre amis, tout comme il existe plusieurs visions de ce que peut représenter le Québec. De même, si la Saint-Jean-Baptiste est bel et bien la fête nationale des Québécois, elle ne leur est pas exclusive mais est plutôt fêtée en de nombreux endroits, à commencer par les autres communautés francophones d’Amérique du Nord.

De fait, quelle signification peut bien avoir cette fête qui comporte des visages aussi différents que les cérémonies officielles telles le banquet et la messe, et les grands spectacles souvent marqués par d’excessives beuveries? Réfléchir la Saint-Jean dans son continuum historique permet d’en restituer la profondeur et, surtout, le lien intime qu’elle entretient avec l’histoire politique du Québec. Alors que la Saint-Jean-Baptiste de 2009 marque le 175e anniversaire du premier banquet tenu par Ludger Duvernay en 1834, une telle démarche éclaire non seulement le passé, mais aussi le présent.

Ce projet est développé par Marc Ouimet.

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